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Ciné

L'ORAGE AFRICAIN - Un continent sous influence

n Ibrahim Alabi ORIDOTA

Divertissant, réflexif, excellent

A moins d’être physionomistes professionnels, vous pouvez croiser Sylvestre AMOUSSOU, Sandrine BULTEAU ou Maxime CODJO dans la rue en bas de chez vous que vous ne les reconnaîtrez pas. L’Orage africain - Un continent sous influence, est à ce titre une fiction bien montée, d’abord par le travail photographique soigné ensuite par le scénario bien ficelé. Toutes ressemblances à des personnes ou des réalités connues sont doublement fortuites. Là s’arrête la fiction. En sortant de cette projection, quand vous aurez vu le film, les fonctionnements des Conseils des ministres, des Conseils d’administration de multinationales et grandes entreprises, des salles de rédactions de médias indépendants et de médias noyautés, de l'état d'esprit des journalistes et pourquoi leur travail a un lien direct avec les notions de développement-sous-développement et de démocratie-dictature, n’auront plus de secret pour vous.  ...L'Orage africain - un continent sous influence, est à plus d'un titre, un film à voir absolument.

Pour en savoir plus, lire plus bas...

Synopsis

Le Président d’un riche pays africain veut y faire régner la démocratie. Les investisseurs étrangers qui exploitent les richesses du pays ne l’entendent pas de cette oreille. La collision sera frontale, les rebondissements insoutenables, le dénouement heureux, mais voilà…

 

Le Tangara est un pays africain imaginaire, donc un pays qui n'existe pas. C’est surtout un scandale géologique par l'immensité de ses ressources naturelles. Le pétrole est à 30 centimètres sous son sol. Il recèle de coltran, ce matériau dont le reste du monde a besoin pour miniaturiser ses smartphones, sans parler de diamants, de manganèse, etc. Quand il n’y aura plus de pétrole, il restera encore de l’uranium au Tangara. C’est ce pays que le président Ezo ESSOGBE (Sylvestre AMOUSSOU) veut gouverner démocratiquement. Le président veut créer sa propre monnaie, rapatrier tous les avoirs de son pays qui sont détenus par des Trésors publics étrangers. La richesse et le libéralisme font du Tangara un pays de gens heureux. La joyeuseté est si ancrée au Tangara qu'elle génère chez certains expatriés un vocabulaire particulier. Là-bas, on dit mine de coton.

 

A 70% favorable, un référendum autorise le président Essogbe à nationaliser les moyens de productions des richesses du Tangara. Ce qui aurait dû faire entrer ce pays africain dans le concert des nations vertueuses y fait craquer le vernis de la démocratie. Madame Afrique, (Sandrine BULTEAU), puissante expatriée, s’appuyant sur un réseau relationnel tentaculaire et un savoir-faire digne des plus grands espions, va s’employer à subvertir cette démocratie.

 

Les expatriés du Tangara soutiennent son projet. Ils se mettent tous en grève. Les employés nationaux des entreprises dont les dirigeants sont en grève sont à leur tour stipendiés, payés pour rester chez eux. Un patron de presse, soit bien arrosé soit se montrant cupidement apeuré, va bâillonner sa journaliste. Le chef de la Police se laisse corrompre. Le Mercenaire en chef (Maxime CODJO), est à l’œuvre. Les armes arrivent par flots. Beaucoup transitent par un pays voisin. Il approvisionne la population en armes, intimide la presse à défaut de réussir de la corrompre, lance rumeurs et  fausses nouvelles. Le Premier ministre (Erik EBOUANEZ), est soudoyé par la belle Madame Afrique. Le ministre des Armées (Akambi AKALA), reste fidèle au président de la République. Les émeutes instrumentalisées deviennent insurrections téléguidées, mais l'Onu s'en émeut. C’est MAYA, journaliste au Réveil africain (Sandra ADJAO), dont l’enquête fut neutralisée par son rédacteur en chef, qui va permettre au président de la République du Tangara d’obtenir le soutien de la Russie et de la Chine, deux pays membres du Conseil de sécurité, qui vont bloquer la résolution par laquelle l’Organisation des nations unies s'apprêtait à envoyer des troupes au Tangara. Comment est-ce que la journaliste s'y prend ? L'intrigue est rondement menée.

 

L’Orage africain – Un continent sous influence, tire son titre de la météo. Le tonnerre gronde au Tangara et ce grondement crée l'atmosphère cinématographique propice à l'expectative. Le film est aussi le fruit d’un casting d'une demi-centaine de comédiens dont le jeu vous laissera imaginer la réponse à cette question : qui va gagner ?

 

La prospective marque le pas (voir l'encadré ci-dessous).

Déclarations
Sylvestre AMOUSSOU, comédien et réalisateur

Mercredi 1er novembre 2017, Sylvestre AMOUSSOU, accompagné de Sandrine BULTEAU et de quelques-uns des comédiens, se présente devant les spectateurs déjà installés dans la salle n°1 de L’Espace Saint-Michel à Paris. Il s'adresse à eux : « Une présentation n’était pas prévue, mais c’est la première fois que je projette à l’Espace Saint-Michel. Alors je suis venu vous saluer et vous dire que si vous aimez ce film parlez-en à vos amis. Si vous le détestez, parlez-en à vos ennemis. Je suis avec quelques-uns des comédiens qui m’ont accompagné dans ce film. Voici Sandrine ». La salle applaudit. C’est dans cette pure tradition du parolier africain que le réalisateur est venu saluer les spectateurs d’un film qui  est une vision de l’Afrique, vue de l’extérieure de l’Afrique, par laquelle le réalisateur explore ce que la diaspora africaine peut et doit apporter à l’Afrique. Pour moi, le scénario de cette fiction inaugure l’an 1 d'une parole de vérité qui ne prétend pas dire la Vérité. Excellent.

 

 

Prospective

 

 

Du réel à l’imaginaire : trois indices

Aux Etats-Unis, le FBI (la police fédérale) suspecte la Russie d’ingérence dans l’élection du président Donald Trump. En France, d’éminents économistes supputent que la Chine prépare pour le Yuan une prise de contrôle de l’économie mondiale dont le premier acte, les contrats pétroliers libellés en Yuan, pourrait intervenir aux alentours de Noël 2017. Enfin, proche des Nations unies, des ONG humanitaires affirment que les utilisations faites des armes vendues à certains pays en développement pourraient avoir une relation avec la subversion des démocraties naissantes ou des violations des droits de l'Homme. Dans ce triple contexte de l’état du monde d’aujourd’hui, que dans une fiction, la Chine et la Russie volent au secours d’un Tangara qui veut soustraire sa monnaie à l’emprise de certaines autres monnaies dont on peut douter qu’il puisse s’agir du Rouble russe ou du Yuan chinois, ajoute à cette fiction la portée d’une réflexion prospective immanente à l’autodétermination. Le réalisateur de l’Orage africain – un continent sous influence, en a d’ailleurs donné les prémices par cette énigmatique interjection : « Qui sait ! »

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Date de publication : dimanche 5 novembre 2017.

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