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Ciné

The Square

Cinglant, jubilatoire, surprenant

Le plus grand des maux de la société postmoderne réside

dans notre réaction face à la déchéance sociale de « l’autre ». Que ferions-nous si nous avions besoin d’aide et comment nous sentirions-nous face à la réaction négative ou l'indifférence de nos semblables ? Voilà les questions que pose The Square. Malicieusement militant sur les valeurs humaines ; délicieusement politique sur l'éthique de la solidarité, ce film de 2h 25 mn veut démontrer que l’on peut être carré et coincé et, avec un brin de provocation, agir pour une société conviviale. Une scène d’amour suscite néanmoins question. En quoi est-ce qu’une séquence de 2 minutes consacrée au préservatif répond-elle à la problématique de l’idéal altruiste ? ...The Square est un film à voir.

 

Pour en savoir plus, lire plus bas...

n Ibrahim Alabi ORIDOTA

Synopsis

Christian (Claes BANG), conservateur de musée, prépare une opération de levée de fonds pour soutenir le Vandalorum Museum, musée d’art contemporain de Värnamo, bourgeoise bourgade du centre de la Suède. A la veille de l’exposition, Christian tombe dans un traquenard. Il se fait voler son unique téléphone, son portefeuille, son argent et deux boutons à manchettes qu’il a hérités de son grand-père. Il a besoin d’aide. Celle-ci le dirige vers  un lotissement HLM des laissés-pour-compte de la société alors qu’il est lui-même aux prises avec une vie familiale tumultueuse. C’est à travers le respect que lui témoignent ses filles, deux pom-pom girls qui doivent avoir une confiance absolue en leurs camarades de jeu, que Christian réalise que l’on peut perdre son emploi dans un métier-passion, être divorcé, parent isolé et allier sa condition personnelle avec les valeurs familiales et le respect de l'autre.

 

Ce film est un chef d’œuvre cinématographique que l’on ne peut apprécier qu’en faisant abstraction de tout esprit carré parce qu'il y a un côté déroutant. Le réalisateur suédois Ruben OSTLUND y aborde de manière circulaire des combinaisons de thèmes qui restent un défi pour la société postmoderne et qui sont confiance-méfiance ; pouvoir-impuissance ; riche-pauvre ; individu-collectivité ; centration-décentration ; légitimation-conjuration ; égocentrisme-altruisme ; etc.

 

Consacré par la Palme d’Or attribuée par un jury du festival de Cannes 2017 présidé par Pedro Almodóvar, The Square pèche par l’absence de luminosité dans les basfonds sociaux qu’il veut mettre en lumière. Un prélude de Bach lancinant alterne avec de la musique assourdissante. Ces défauts sont compensés par la voix, celle de Claes BANG (Christian) et par le jeu d’acteurs qui jouent vrai. Elisabeth MOSS (Anne), journaliste, assume un rôle quasi-réaliste d’hypersexualisation, chic choc et pas subtile. Dominique WEST (Oleg), arbore les apparences de l’archétype du SDF. Terry NOTARY (Julian), dompteur de primates dans le civil, se fait monstre-perturbateur de sociabilités bourgeoises lors du dîner de gala. Satire sociale cynique et enjouée, critique acerbe et outrancier, de l’inspiration conceptuelle a la mise en exposition, tout se tient dans The Square, le préservatif et la longueur en moins.

 

n Ibrahim Alabi ORIDOTA

Interview
Christian (Claes BANG)

« Pour THE SQUARE, l’inspiration est tirée de l’expérience « du bon Samaritain », menée à l’université de Princeton en 1973. Quarante étudiants en théologie participèrent à cette étude, croyant qu’elle portait sur l’éducation et la vocation religieuses. Après avoir rempli un questionnaire, on leur demanda de se dépêcher de se rendre dans un autre bâtiment mais avec un niveau d’urgence différent pour chacun. Sur leur chemin, un acteur feignant d’être un membre du groupe fit une chute. Il avait clairement besoin d’aide. Bien entendu, les étudiants en théologie connaissaient bien le message de la parabole du bon Samaritain : il faut aider son prochain. Comment ces quarante étudiants ont-ils réagi ? La plupart d’entre eux ne sont pas venus en aide à celui qui était tombé et les résultats de l’expérience ont montré que plus on leur avait demandé de se dépêcher, moins ils s’étaient montrés enclins à apporter leur aide. »

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